Des jeunes leaders anglophones et francophones outillés sur la promotion de la coopération et la compréhension interculturelle.

L’atelier « Culture et Diversité » organisé le 4 mars dernier à Bafoussam avec la participation et la cofacilitation de « Rural Youth Development Council (RYDEC) » a permis aux jeunes camerounais anglophones et francophones de repréciser leur compréhension de la culture et de la diversité, et développer des stratégies et outils de promotion de la coopération et l’entente interculturelles au Cameroun.

Au total, 20 personnes dont 8 anglophones venus de Bamenda, une des deux régions anglophones du pays, 9 francophones et 3 allemandes ont participé à cet atelier qui s’est achevée par une présentation des deux pièces théâtrales développées pendant l’atelier sur les menaces à la diversité culturelle au Cameroun.

Des pistes identifiées par les jeunes pour promouvoir la coopération et l’entente interculturelle.

Les participants promettent de devenir des ambassadeurs de la coopération et de l’entente interculturelle au sein de leurs familles et communautés respectives par:

  • l’éducation au respect de la diversité,
  • la création d’un environnement favorable à l’entente interculturelle dans les situations d’incompatibilité,
  • l’utilisation de l’outil théâtre et notamment le théâtre forum pour sensibiliser sur l’importance de la coopération interculturelle pour les sociétés plurielles comme celle du Cameroun.

Culture et diversité au Cameroun

Le Cameroun est une mosaïque de groupes humains. Il est composé de plus 300 de groupes ethniques avec autant de langues. Ces groupes humains ont hérité chacun de leurs ancêtres  des spécificités sur les plans vestimentaire, culinaire, social, …. Au Cameroun se rencontrent également une diversité de mouvements religieux. Aux langues nationales s’ajoutent l’Anglais et le Français érigées en langues officielles d’égales valeurs par la constitution. Cet héritage colonial bilingue du pays se reflète sur son système éducatif et son système judiciaire hybrides. C’est au sein de ces deux systèmes qu’ont débuté les revendications de sociales de 2016 qui ont fait ressurgir la crise anglophone.

Les participants ont ressorti cette diversité et analysé les spécificités de chacun des groupes culturels identifiés sur le sol camerounais. Cette analyse leur a permis de conclure de l’importance et de l’urgence du travail pour la promotion de la coopération entre jeunes des différentes sphères culturelles du Cameroun pour affronter ensemble les défis de paix, de justice sociale et d’équité entre les citoyens camerounais.

 

pic baf1pic baf3pic baf2

 

Echos du 31ième Pré – sommet genre (GIMAC) de l’Union Africaine

Tenue à Addis Abeba les 20 et 21 janvier 2018, avec pour thème « Corruption et gouvernance : impact et voies de sortie pour les femmes, les enfants et les jeunes », la réunion consultative de la société civile africaine matérialise la décision de l’Union Africaine déclarant l’année 2018 année de la lutte contre la corruption avec pour thème : « Vaincre la corruption : une option durable de transformation de l’Afrique ».

La corruption est un mal qui accentue les inégalités sociales. Elle affecte plus les populations défavorisées qui se recrutent parmi les femmes, les jeunes et dans les milieux ruraux. Cette réunion consultative a permis aux organisations de la société civile africaine de s’accorder et parler d’une même voix pour faire bouger les lignes en faveur de l’égalité et le respect des droits des femmes et des filles en Afrique par le combat contre la corruption.

Reconnaissant les efforts fournis par les gouvernements africains et l’Union Africaine dans la création du centre panafricain pour le genre, la paix et le développement et l’action en faveur de l’application de la déclaration solennelle sur l’égalité genre en Afrique, les participants ont adressé leurs remerciements aux organes des nations unies, et notamment     l’envoyé spécial des nations unies pour les femmes, la paix et la sécurité pour leurs efforts en matière d’application de l’agenda Genre et Jeunesse en Afrique.

Conscient de l’escalade de nombreux conflits en Afrique, et notamment des conflits politiques, les taux encore très élevés de corruption dans de nombreux pays membres de l’union, les participants ont proposé 14 mesures pour faciliter l’application de la convention de l’union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption.

 

 

31st GIMAC Rec

 

Célébration de l’édition 2017 de la journée internationale de femme à Malantouen

Les femmes dans un monde de travail en mutation : planète 50 – 50 d’ici 2030. Tel est le thème de l’édition 2017 de la journée internationale de la femme (JIF). Une batterie d’activités culturelles et sportives ont été organisées dans la commune de Malantouen avec l’appui de RYDEC .

Un message claire pour l’autonomisation souhaitée

Les femmes qui représentent plus de la moitié de l’humanité doivent avoir accès aux nouveaux types de métiers jusqu’ici réservés aux hommes.  Elles ont le droit de recevoir la même rémunération que leurs collègues hommes pour les mêmes fonctions. Les femmes rurales doivent avoir accès aux facteurs de production au même titre que les hommes. La jeune fille doit avoir accès à l’éducation aussi longtemps que le jeune garçon afin d’exprimer pleinement son potentiel.

RYDEC aux côtés des femmes et des jeunes filles pour une planète 50-50


Plusieurs études attestent que les femmes et les jeunes filles sont des actrices majeures de la lutte contre la pauvreté et la famine en milieu rural. C’est conscient de cette certitude que l’association « Rural Youth Development Council » (RYDEC – Cameroon) joint sa voix à celle de la femme pour observer la #JIF2017. Pour cette occasion, nous avons saisi la tribune de la conférence organisée dans la salle des actes de la commune de Malantouen le lundi 6 mars pour présenter à la trentaine de femmes présentes, le système des Nations Unies et ses actions en faveur des femmes, les initiatives en faveurs des femmes en Afrique à la lumière des instruments de l’Union Africaine parmi lesquels le Protocol de Maputo, l’Agenda 2063 (aspiration 6) et la charte africaine des droits de l’homme et des peuples.
Par la voix de la responsable du programme d’éducation de la jeune fille rurale, RYDEC a reprécisé l’importance de l’investissement dans la jeune fille pour l’égalité, l’autonomie, le leadership des femmes et l’avènement d’une planète 50 – 50 à l’horizon 2030.

Résultats atteints:

  • Les participantes à la table ronde se sont appropriés les instruments internationaux et camerounais en faveur des femmes.
  • Elles se sont engagés à dénoncer toutes les formes d’abus et de violation des leurs droits
  • Les femmes se sont également engagés à utiliser les espaces de participation qui leurs sont offertes.

#BeBold4Change #All4Gender